Press Book Déborah Antoinat

Articles classés sous ‘Culture’

L’élégance du hérisson, Muriel Barbery

octobre 2, 2009 · Laisser un commentaire

Au 7 de la rue de Grenelle, Rénée la concierge et Paloma, petite fille riche très intelligente n’ont a priori rien en commun. Chacune à leur tour, elles réagissent et analysent le monde qui les entoure. Au premier rang, cet immeuble haussmannien et leurs habitants, tellement modelés dans leurs rôles respectifs. Leurs réflexions les portent sur les rapports entre les gens, sur la Littérature, sur L’Art, sur la Vie et ses grandes absurdités. Les personnages nous proposent leurs considérations philosophiques et métaphysiques de façon intéressante, souvent percutante et toujours accessible. L’arrivée d’un riche japonais, Ozu va bouleverser le cours des choses, pour permettre une rencontre entre ces deux âmes sœurs. Le deuxième roman de Muriel Barbery est un chef d’œuvre. Il est savamment bien écrit, très drôle, parfois triste, cynique jusque ce qu’il faut…

Extrait choisi :

« Mais ma laideur avait cette cruauté qu’elle n’appartenait qu’à moi et que, me dépouillant de toute fraîcheur alors même que je n’étais pas encore femme, elle me faisait déjà ressembler à quinze ans à celle que je serai à cinquante. Mon dos voûté, ma taille épaisse, mes jambes courtes, mes pieds écartés, ma pilosité abondante , mes traits brouillés, enfin, sans contours ni grâce, auraient pu m’être pardonnés au bénéfice du charme que possède toute jeunesse, même ingrate-mais au lieu de cela, à vingt ans, je sentais déjà la vieille rombière. » Page 45.

Publié dans le magazine culturel du Lot, La Roulotte. Edition Octobre 2009

Déborah Antoinat



Catégories : Chronique littéraire · Culture
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Critique de livre: Tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa

juin 14, 2009 · Laisser un commentaire

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Des rues de Miraflores au Pérou au quartier latin à Paris, de Londres à Tokyo, l’auteur nous plonge dans une terrible histoire d’amour où les blessures et les déceptions habitent et font vivre Ricardo Somocurcio, personnage central du roman. Ce «bon garçon», originaire de Lima est épris de la terrible «vilaine fille», qui traverse sa vie par courtes périodes pour, à chaque fois, mieux le laisser meurtri et esseulé. La vilaine fille ne recule en effet devant rien pour assouvir son désir et son besoin d’argent et de pouvoir. En retour, Ricardo tente désespérément de briser cette terrible attirance qu’il ressent pour elle.

A travers ce roman, le lecteur est emporté dans les méandres de la folie d’un amour enivrant, qui contrôle l’être, l’âme et chacune des décisions. Un livre palpitant qui raconte à merveille le sentiment d’amour fou.

Extrait choisi

“La surprise et la contrariété furent si grandes que, dans l’ascenseur, j’eus des nausées et, aux toilettes du couloir, je me mis à vomir. Avec qui était-elle partie? Vivait-elle encore à Paris avec son amant? Une pensée me hantait : ce week-end qu’elle m’avait offert était un adieu. Pour que je puisse avoir des regrets. Les restes qu’on jette au chien, Ricardito. Des jours sinistres suivirent cette si brève visite à Mr.Arnoux. Pour la première fois de ma vie, je souffris d’insomnie. Je passais la nuit à transpirer, l’esprit à vif, serrant la brosse à dents de Guerlain que j’avais gardée comme une amulette sur ma table de nuit, ruminant mon dépit et ma jalousie.”

Chapitre II, page 91, Folio éditions.

Brève biographie

Mario Vargas Llosa est un écrivain et essayiste politique péruvien. Il a écrit de nombreux ouvrages dont « La maison verte » (1966), « L’orgie perpétuelle » ( 1975), « L’éloge de la marâtre » (1988). Il est l’un des principaux chefs de file de la littérature latino-américaine.

Edition du livre de poche- Folio- Prix éditeur: 7.90 euros

ISBN 978-2-07-035140-4

Publié dans le magazine culturel du Lot, La Roulotte. Parution pour l’édition de Novembre 2009

Déborah Antoinat

Catégories : Chronique littéraire · Culture
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Les voyages Roms par Joakim Eskildsen

novembre 12, 2008 · Laisser un commentaire

Joakim Eskildsen

Crédit photo: Joakim Eskildsen

L’Institut finlandais expose jusqu’au 10 décembre, dans le cadre du Mois de la photo à Paris, le travail du photographe danois Joakim Eskildsen (né en 1971) consacré aux communautés Roms de France et de Finlande.

Portrait d’un peuple

L’humain est au cœur de cette exposition. L’œil du photographe se pose sur des moments de la vie quotidienne, sur la décoration de leurs intérieurs, leur cadre de vie. On observe des visages, des vies, des gestes, des instants, des regards, comme cette femme qui pose fièrement dans sa roulotte, sédentarisée sous un pont en pierre, ou encore, cet homme, assis sur une chaise au milieu d’une ruelle perpignanaise. Ces photos témoignent de la pauvreté d’un peuple, sans jamais tomber dans la caricature d’un visage misérabiliste.
Les différents travaux de Joakim Eskildsen donnent également à voir les tenues vestimentaires de ces populations, notamment des femmes. La photographie prise à Espoo, en Finlande, de Ramona, Rosa, Aila, Anse, Paula et Sandra Akerlund offre au public un moment familial où plusieurs générations de femmes sont réunies. Les chemisiers à dentelle des femmes sont amples et portés avec des bijoux massifs. Pour l’occasion, une sélection de costumes traditionnels Roms sera exposée à l’accueil de l’Institut finlandais du 13 novembre au 10 décembre.

joakim Eskildsen

Crédit photo: joakim Eskildsen

Clichés humanistes

Bien que cette exposition soit d’une grande richesse humaine, on regrette une sélection aussi pauvre, seule une vingtaine de clichés nous est présentée. En parallèle à son travail photographique, Joakim Eskildsen a collaboré avec l’écrivain Cia Rinne sur un livre d’entretiens auprès de la population Roms, «The Roma Journeys », publié en 2007 aux éditions Steild. Ces textes auraient pu légender les photos de l’exposition. Les clichés dégagent toutefois une belle esthétique, le travail est méticuleux et le respect du photographe pour ce peuple transpire dans chacune des images. Évoquant son travail, le photographe raconte : « une fois que nous avons commencé, nous n’avons tout simplement pas pu nous arrêter. Mieux nous connaissions les Roms, plus nous éprouvions de l’intérêt et d’affection pour eux. » 
Une approche humaniste et universelle des voyages Roms.

Déborah Antoinat

Infos pratiques:
- Institut finlandais
60, rue des Écoles
75005 Paris
Tél. 01 40 51 89 09
info@institut-finlandais.asso.fr
Métro : Cluny-La Sorbonne, Saint-Michel, Odéon
RER B&C : Saint-Michel-Notre-Dame, Luxembourg
- En savoir plus sur Joakim Eskildsen:
http://www.joakimeskildsen.com/
- Crédit photo: Joakim Eskildsen

Catégories : Culture
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Raoul Dufy, une rétrospective du plaisir

octobre 22, 2008 · Laisser un commentaire

imagesLe musée d’Art moderne de la ville de Paris propose une impressionnante rétrospective de l’artiste Raoul Dufy du 17 octobre au 11 janvier 2009.

Un artiste complet

Peintre, dessinateur, graveur, illustrateur de livres, créateur de tissus, céramiste, créateur de tapisseries et de mobilier, décorateur d’intérieur, décorateur d’espaces publics et décorateur de théâtre français, les multiples facettes de cet artiste incontournable sont ici mises en lumière. Cette exposition rassemble 120 peintures, 90 oeuvres graphiques (dessins, gravures, livres illustrés), 25 céramiques, 30 tissus et quelques vêtements. Toutes ces oeuvres proviennent de collections privées et publiques internationales dont les plus célèbres sont : le MoMA, le Metropolitan Museum ; la National Gallery, la Tate Modern, le Centre Georges Pompidou-Musée national d’art moderne, et des grands musées de province comme le musée des beaux-arts de Nice ou le musée Cantini de Marseille.

Une recherche artistique constante

De l’impressionnisme du début du XXème siècle, en passant par la fauvisme et le cézannisme, chaque période artistique de Raoul Dufy illustre son goût pour la couleur et la lumière ainsi que pour l’arabesque et le graphisme. L’exposition met particulièrement en évidence ses remarquables séries (bords de mer, rues pavoisées, ateliers, cargos noirs, etc.) qui définissent un processus de création original. L’accent est aussi mis sur les rapports de son oeuvre décorative avec sa peinture. L’aquarelle est également très présente, Le Thé chez le pacha de Marrackeck, Maroc, 1926, illustre à merveille la technicité et la créativité du peintre. Incontournable, la fresque « La fée électrique » est un décor géant installé dans le hall du Palais de la Lumière et de l’Electricité pour l’exposition de 1937 et offert au Musée en 1964. L’œuvre monumental réalisé en 10 mois (de la conception à la réalisation) mesure 10 mètres sur 60 et illustre l’histoire de l’électricité et de ses applications.Un travail monumental et d’une grande qualité.

Très prisée de son vivant, l’œuvre de Raoul Dufy est aujourd’hui méconnue. Une œuvre où la légèreté et la volupté de la vie est mise en avant avec une grande acuité.

Déborah Antoinat

Informations pratiques :

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

11 avenue du Président Wilson 75116 Paris

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h (expositions temporaires uniquement)

Tél. : 01 53 67 40 00

Catégories : Culture
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Annie Leibovitz s’expose en privé et en public à la Mep

juillet 2, 2008 · Laisser un commentaire

annieleibovitz Le travail de la célèbre photographe américaine Annie Leibovitz est actuellement à l’honneur à la Maison européenne de la photographie. Une rétrospective de ses travaux de la période 1990-2005, où la part du domaine privé côtoie habilement les clichés parus dans les plus grands magazines tels que Rolling Stone, Vogue ou Vanity Fair. Présentée pour la première fois en Europe, l’exposition rassemble plus de 200 tirages.

Une portraitiste de renom

Le portrait est une forme photographique très présente dans les clichés d’Annie Leivovitz et de nombreuses célébrités ont posé devant l’objectif de la célèbre photographe. D’importants chefs d’États se sont prêtés au jeu de la pose, notamment le Président Bush mit en scène entouré de sa proche équipe à la Maison Blanche, ou encore des instantanés de la famille Clinton, la Reine Elisabeh II, toujours saisis avec talent par l’artiste.

Elle a aussi approché le monde des sportifs de haut niveau avec notamment une très belle image de l’équipe olympique américaine de nage synchronisée où l’artiste capture le mouvement des athlètes dans l’eau, offrant un résultat très graphique. De nombreuses personnalités du show-business figurent parmi les modèles de la photographe allant du célèbre cliché du ventre arrondi de Demi Moore à Brad Pitt en passant par Migg Jagger. Malgré son succès, Annie Leibovitz évoque sans complaisance son travail: “J’ai commencé à me présenter comme portraitiste parce qu’il me semblait que cela conférait plus de dignité à mon rôle de photographe de célébrités mais je ne suis pas une grande portraitiste de studio. Au mieux, on pourrait dire que mes photographies sont graphiques.”

La part de l’intime

Exposés entre deux clichés de stars, on contemple de nombreux portraits de sa famille, de Susan Sontag, de ses enfants. Des images qui témoignent de moments quotidiens et intimes.
Parfois cette démarche de démonstration de l’intime est très poussée. On voit notamment Susan Sontag, son amie, sur son lit d’hôpital alors malade d’un cancer. Camille, 29 ans, guide-touristique, venue visiter l’exposition, estime qu’il y a “un côté exhibitionniste et un peu voyeur dans ses photos même si [elle a] trouvé que ce mélange conférait une sorte d’unité dans son travail” ajoutant que “son œuvre est très impressionnante et à découvrir ou redécouvrir absolument!“.

L’exposition se tient jusqu’au 14 septembre 2008.

Publié sur www.obiwi.fr le 1 juillet 2008

Déborah Antoinat

Crédit photo : Mikhail Baryshnikov et Rob Besserer, Cumberland Island, Géorgie, 1990 © Annie Leibovitz/Contact Press Images

Catégories : Culture
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La «Promenade» selon Richard Serra au Grand Palais

juin 14, 2008 · Laisser un commentaire

Déborah Antoinat

Crédit photo: Déborah Antoinat

Seul, en couple, entre amis ou en groupe, la «Promenade» de Richard Serra au Grand Palais est une expérience sensorielle que chacun vivra différemment. On erre, on scrute, on contemple, on touche l’acier brut, on lève les yeux au ciel pour suivre les lignes de ces plaques monumentales. On cherche de nouveaux angles de contemplation, au grès des pas. Dans ce vaste volume, les hommes sont minuscules et l’atmosphère environnante résonne dans une sorte de faux-silence.

Une œuvre qui existe dans le mouvement…

L’exposition d’architecture de l’artiste américain propose une œuvre de la «verticalité» composée de 5 longs rectangles d’acier de 17 m de hauteur dressés vers le ciel et légèrement inclinés. Pesant chacune 75 tonnes, les plaques sont alignées dans la longueur de la nef du splendide Grand Palais. La sculpture s’appréhende dans le mouvement, dans l’action. Elle n’existe réellement que dans le mouvement. Au fil de la promenade, une plaque seule ou plusieurs sont visibles d’un seul coup d’œil.

…dans un lieu exceptionnel

Le matériau brut de l’acier structure l’espace impressionnant de la nef du Grand Palais. C’est parce qu’elle est se situe dans ce monument de verre et d’acier, qu’elle prend cette dimension. Etre à l’échelle du lieu a été un défi pour l’artiste, connu pour ses œuvres gigantesques. Cette exposition s’inscrit dans le thème «Monumenta» du Grand Palais. L’année dernière, c’est Anselm Kiefer qui avait investi les lieux. L’année 2009 consacrera dans ce cadre l’artiste Christian Boltanski.

===Informations pratiques===//

  • Jusqu’au 15 juin (il reste deux jours!)
  • Grand Palais, Avenue Winston Churchill 75008 Paris
  • Ouvert de 10h à 23heures

Pour en savoir plus, cliquez ici !

Publié le 12 juin 2008 sur www.obiwi.fr

Déborah Antoinat

Crédit photo: Déborah Antoinat

Catégories : Culture
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Critique de livre:La trilogie new-yorkaise de Paul Auster: polar or not?

juin 9, 2008 · Laisser un commentaire

La Trilogie, c’est plus qu’un polar, qu’un policier ou en tout cas c’est autre chose. Certes, ce sont trois histoires, trois histoires de privés, d’enquêtes, de filatures mais qui proposent plusieurs dimensions de lecture. «Cité de verre», «Revenants» et «La Chambre dérobée» sont distinctes mais plus encore liées. Dans le premier acte de la trilogie «Cité de verre», Quinn se fait passer pour un certain Paul Auster, détective privé, chargé de surveiller un dénommé Peter Stillman. Dans «Revenants», il est question de personnages appelés «Bleu» «Blanc» et «Noir» dans une histoire de filature troublante. Enfin, «La chambre dérobée» met en scène Fanshawe, et surtout son meilleur ami, le narrateur qui se met à sa recherche après une disparation mystérieuse.

Dans chaque histoire, les personnages principaux se trouvent, en même temps qu’ils se perdent, dans la recherche de l’autre, dans la «Quête», souvent impossible. La question de l’identité est centrale tout comme celle du langage et de l’écriture. De nombreuses références de la littérature américaine parsèment également le roman, ce qui lui confère une grande richesse.

Un roman complexe, riche, intriguant qui rassemblera les lecteurs, au-delà des seuls aficionados du polar traditionnel.

Publié sur www.obiwi.fr en juin 2008

Déborah Antoinat

Catégories : Chronique littéraire · Culture
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Critique de livre:L’immeuble Yacoubian ou la réalité sociale égyptienne

avril 22, 2008 · Laisser un commentaire

Déborah Antoinat

Crédit photo: Déborah Antoinat

Publié en 2006, ce livre bouleversant offre une vison réaliste et humaine de la société égyptienne au tournant du XXIème siècle. Un ouvrage d’Alaa El Aswany.

Le Caire, la rue Soliman-Pacha et l’immeuble Yacoubian. Voici le décor de ce roman poignant qui met en scène une certaine réalité humaine et culturelle de l’Égypte contemporaine. Les habitants de ce vestige des années 30 se croisent, se rencontrent et nous font (re)découvrir une société complexe, se cherchant entre la gloire de son passé et les incertitudes du futur.

De façon très pertinente, l’auteur, Alaa El Aswany évoque de nombreux thèmes de société qui secouent et divisent la population égyptienne: l’homosexualité, le mariage, l’avortement mais aussi la démocratie, la corruption ou le radicalisme politique et religieux. Différentes histoires, tranches de vie, s’entremêlent avec en toile de fond l’immeuble Yacoubian, où à chaque instant, l’humain est au cœur du roman.

Extrait choisi:

“C’est dimanche. Rue Soliman-Pacha, les boutiques ont fermé leurs portes, et les bars et les cinémas se remplissent de leurs habitués. La rue sombre et vide, avec des boutiques closes et ses vieux immeubles de style européen, semble sortir d’un film occidental triste et romantique. Depuis le début de cette journée de congé, le vieux concierge, Chazli, a transporté son siège de l’entrée de l’ascenseur à celle de l’immeuble, sur le trottoir, pour contrôler ceux qui y rentrent, et ceux qui en sortent.”

Publié en 2006, réédité de nombreuses fois, le livre fut un succès en Égypte et dans le reste du monde. Le réalisateur Marwan Hamed a adapté l’ouvrage au cinéma en 2006.

Edition de poche/ Babel-Prix éditeur : 8,5 euros

Traduite de l’arabe (Égypte) par Gilles Gauthier

Première publication: 2006

ISBN: 9782742769346

Publié sur www.obiwi.fr en avril 2008

Déborah Antoinat

Crédit photo: Déborah Antoinat

Catégories : Chronique littéraire · Culture
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Théâtre “Open Bed”

avril 22, 2008 · Laisser un commentaire

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Open bed est une comédie qui place le couple et la fidélité au coeur de l’histoire dans une ambiance survoltée. Une adaptation de Laurent Ruquier du succès espagnol “El otro lado de la cama”. La mise en scène est signée Charlotte de Turkeim.

Amour, sexe, danses, chansons et trahison sont au centre de ce spectacle. Prenez deux meilleurs copains sortant chacun avec deux bonnes copines, ajoutez au tout une copine lesbienne, des tromperies et des blagues et vous obtiendrez Open bed. Le Show est ponctué de nombreux interludes musicaux en live, pendant lesquels les acteurs se mettent à danser, ce qui donne un léger côté “comédie musicale” à la pièce. La scénographie est très réussie, les installations, les lumières et les décors sont plutôt originaux. J’émets plus de réserve sur le jeu des acteurs qui est quelque peu surjoué. Malgré tout, des répliques assez drôles font sourire tout au long de la pièce et on passe un bon moment dans un décor absolument magnifique. On regrette cependant le ton généralement un peu lourd pour évoquer l’infidélité, l’amour ou encore l’homosexualité. Un peu plus de finesse n’aurait pas fait de mal.

Informations pratiques

Comédie
du 12/02/2008 au 14/06/2008.

Théâtre des Bouffes Parisiens
4 rue Monsigny 75002 Paris

Prix: de 14,10 € à 68,00 €

Pièce de David Serrano
Mise en scène par Charlotte de Turckheim
Avec Benoît Petitjean, Elisa Tovati, Pearl Miatti, Raphaël Lenglet, Laurence Arné, Tiffany Cherix, Titoff
Chorégraphie: Glyslien Lefever
Auteur de la musique originale: Jacques Bastello, Christian Lacrampe, Khalil Maouene.

Pour en savoir plus, cliquez ici !

Publié sur www.obiwi.fr en avril 2008.

Déborah Antoinat

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Court toujours

janvier 26, 2007 · Laisser un commentaire

Expérimental ou narratif, le film court est un genre bien spécifique dans le monde cinématographique. En pratique, le court-métrage ne dépasse pas les trente minutes de film. Mais dans ce domaine, les libertés s’expriment plus facilement. “Pour un court, il y a moins de pression, l’équipe est moins volumineuse et engendre des financements moindres que pour un long métrage, on peut donc plus se laisser aller”, explique Yann Gozlan, réalisateur d’Echo présenté au Fipa. Même si pour certains ce genre ne représente qu’un “passage obligé” vers des réalisations plus ambitieuses, “les courts métrages peuvent acquérir une force hallucinante. Le court, c’est comme si on enlevait le gras, il ne reste alors plus que la substance”, ajoute Yann Gozlan. Cette année au Fipa, 39 programmes courts concourent dans cette catégorie.

“L’âge d’or du court”

La forte présence du court-métrage est à l’image de la reconnaissance acquise auprès du public. Par voie hertzienne, par câble ou satellite, les programmes courts ont progressivement réussi à s’imposer à la télévision française. “On assiste depuis deux ans à une forte demande de la part du public, nous sommes aujourd’hui à l’âge d’or du film court”, estime Pascale Faure, responsable des programmes courts de Canal+. Le développement des nouvelles technologies ont largement participé à cet engouement, tout comme “la dimension concurrentielle du secteur qui a considérablement dopé le marché et encouragé la création”, ajoute Pascale Faure. La chaîne Arte, qui a toujours affiché une politique de diffusion de courts-métrages, innove en créant un espace pour le film court sur son site internet. “On a fait le pari du web pour voir émerger une véritable communauté du court-métrage”, explique Hélène Vayssieres, responsable du court-métrage pour Arte.

Publié dans Info Fipa le 26 janvier 2007

Déborah Antoinat

Catégories : Culture
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