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Le PCF et L’Humanité : difficultés financières au grand jour

juin 27, 2007 · Laisser un commentaire

Le parti communiste français a décidé de louer deux étages de son immeuble place du Colonel Fabien, dans le 19ème arrondissement de Paris, pour assainir sa situation financière, a indiqué mercredi son trésorier Jean-Louis Frostin. Lors de la réunion du Comité exécutif national du parti lundi, M. Frostin a proposé la location de deux étages du célèbre siège du parti, “proposition qui a été acceptée par la direction. Il a précisé être “à la recherche de locataires intéressés”parmi des structures professionnelles”ou liées à l’économie sociale (associations, mutuelles). Le trésorier ne sait pas encore quelle recette il peut espérer de cette opération et, en fonction de celle-ci, il proposera à la rentrée de septembre d’autres mesures portant sur la réduction des finances. Au début du mois, le PCF avait démenti des rumeurs sur une vente de son siège, oeuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer.

De son côté, le quotidien “l’Humanité”, dont le PCF est l’actionnaire de référence ( à hauteur de 40%), étudie la vente de son immeuble à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Le siège du journal, symbole du Parti communiste français et figure du patrimoine architectural, également conçu par Oscar Niemeyer pour abriter le quotidien fondé par Jaurès, est sur le point d’être vendu. Partiellement ou dans sa totalité. L’immeuble de Saint-Denis, évalué en 1997 à 11 millions d’euros, est désormais le seul actif dont dispose “L’Humanité”. Selon Michel Laurent, le président du conseil de surveillance du journal, “une opportunité intéressante” est en cours d’étude et il n’exclut pas que le journal demeure locataire d’une partie de l’immeuble.

A l’issue des élections présidentielle et législative, la “situation financière du Parti communiste est tendue, mais on n’est pas exsangue”, a souligné M.Frostin. A voir ces deux éléments, on pourrait s’interroger sur les rapports financiers entre les deux organes symboles de la gauche radicale même si M.Frostin a précisé que les finances du PCF et de “L’Humanité” sont totalement séparées et qu”il n’y a pas de flux financiers entre les deux”. Une collocation est-elle envisageable place du Colonel Fabien?

Publié le 27 juin 2007 sur Notreinfo.fr

Déborah Antoinat

Catégories : Politique
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La dissidence, l’autre visage des législatives

juin 7, 2007 · Laisser un commentaire

Parti socialiste, UMP, MoDem… Les trois partis qui ont remporté les plus importants suffrages aux dernières élections présidentielles font face, pour ces législatives, à un déferlement de candidatures dissidentes. Panorama de ces indisciplinés de la scène politique.

Le PS, dont la division lors du référendum de la constitution européenne de mai 2005 a été particulièrement visible, continue dans sa lancée. Ainsi, l’échec de la campagne présidentielle socialiste a mis en lumière les nombreuses fractures au sein de ce parti. Les législatives confirment cette tendance et 17 dissidents matérialisent le mécontentement. En effet, 17 candidats socialistes se présentent contre des candidats investis par le parti. Ils ont été systématiquement exclus du PS.

Parmi les cas les plus notables, celui de la 21e circonscription de Paris, où le maire du XXe, le fabusien Michel Charzat, se présente contre la candidate investie, George Pau-Langevin. Dans la 1ère de l’Aisne, René Dosière, député sortant, strauss-kahnien et vice-président de l’Assemblée nationale, conteste le vote des militants qu’il a perdu d’une voix en faveur de M. Fawaz Karimet. On peut relever également le cas de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, est soutenu par le PS dans le 2e du Territoire de Belfort, où un fabusien, Alain Dreyfus-Schidt, se présente contre lui.

Ou encore, dans la 4e de Charente, Malek Boutih, secrétaire national et ancien président de SOS-Racisme, parachuté au nom de la diversité, doit affronter la dissidente Martine Pinville, adjointe au maire d’une commune du département, qui avait été choisie par les militants. Les autres circonscriptions concernées sont la 11e des Yvelines, la 1ère de Seine-Saint-Denis, la 4e des Pyrénées Orientales, la 3e de l’Ardèche, la 2e de la Haute-Garonne, la 7e du Var, la 1ère de l’Allier, la 1ère de Savoie, la 3e d’Ille-et-Vilaine, la 1ère de L’Indre, la 3e de L’Eure et la 6e du Rhône.

A Droite, l’harmonie est le mot d’ordre et l’entente entre les différents courants semble convaincre, même si quelques divisions pointent le bout de leurs nez. A Fontainbleau, le maire UMP de la ville, Frédéric Valletoux, part à l’assaut de la 2e circonscription de Seine-et-Marne contre l’inamovible sortant UMP Didier Julia. Il a été suspendu du parti. De même, dans la 8e et la 9e circonscriptions de Moselle, Jean Charre et Patrick Luxembourger, candidats dissidents, ont été exclus de l’UMP. Autres dissidents, exclus, on trouve 4 candidats dissidents aux législatives dans 2 circonscriptions de la Marne.

Enfin, même le tout jeune parti centriste, le MoDem, dirigé par François Bayrou rencontre cette situation. Dans les Hauts-de-Seine, à côté de jean-Louis Ragot, candidat MoDem dans la 3ème circonscription, on trouve Arash Derambarsh, étiqueté, lui, UDF-Alternative libérale, dont tout le matériel de campagne reprend le même “code couleur” du MoDem. Même cafouillage pour les électeurs de la 2ème circonscription de ce département puisqu’ils doivent faire la différence entre Laurent Trupin, candidat Modem, et Jean-Jacques Semoun, candidat UDF.

Plus étonnant encore, des candidats MoDem contre des candidats MoDem… Selon Marianne.fr, du 1 juin, on apprend que “dans le 11ème circonscription des Yvelines, à Trappes, Djamal Yalaoui, fait concurrence à Evelyne Duquennoy, candidate MoDem. En fait, Djamal Yalaoui, MoDem de conviction mais non investi par le Parti, refuse de retirer sa candidature parce qu’il estime qu’il est mieux implanté localement et que cela peut l’aider à briguer la mairie de Trappes en 2008.

Les querelles intestines sont le lot habituel des élections législatives mais il semble évident que les dissidences de cette année pourraient faire payer un lourd tribut à deux partis, le PS et le MoDem. Ces dissidences compromettent en effet la crédibilité de ces partis politiques, déjà fragilisés.

Publié le 7 juin 2007 sur Notreinfo.fr

Déborah Antoinat

Catégories : Politique
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