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«Habiter 09.08 / 09.09» : un an de concours d’architecture à Paris

octobre 22, 2009 · Laisser un commentaire

ATELIER ROBAIN GUIEYSSE

ATELIER ROBAIN GUIEYSSE

Le pavillon de l’Arsenal présente jusqu’au 15 novembre une exposition intitulée «Habiter 09.08 / 09.09». L’occasion de découvrir les propo­sitions architecturales les plus récentes développées par les architectes et les maîtres d’ouvrage pour de nouveaux logements parisiens.

Panorama des nouvelles possibilités de construction, l’exposition présente les résultats d’une trentaine de concours d’architecture durant la période de septembre 2008 à septembre 2009 pour la construction, la rénovation et la réhabilitation de logements à Paris. Chaque projet affiche le lauréat du concours ainsi que les propositions des architectes associés. Au travers de ces différents projets, on mesure de la part des acteurs de la construction la volonté marquée d’exploiter au mieux les enjeux urbains et de s’inscrire dans une démarche environnementale forte. Les dispositifs les plus variés sont mis en œuvre: fondations géothermiques, façades photovoltaïques, panneaux solaires pour la production d’eau chaude sanitaire, toitures végétalisées dans le respect du plan climat de la ville de Paris.

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Catégories : Habitat éco-responsable/ Développement durable
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Zoom sur L’Astrolabre : le logement social vu par l’agence KOZ

octobre 15, 2009 · Laisser un commentaire

Crédit: S.Lucas

Crédit: S.Lucas

A deux pas de la rue Vaugirard et à l’ombre de la Tour Montparnasse, dans une petite impasse du 15e arrondissement de Paris, se niche la Villa de l’Astolarbre, un bâtiment de 12 logements sociaux (4 logements réhabilités et 8 logements neufs). Une réalisation confiée par la SIEMP à l’agence KOZ, dont les expériences de maisons individuelles en bois avaient séduit le bailleur social parisien. Ce projet, qui a débuté en 2003, fait partie des opérations de résorption de l’habitat insalubre menées par la ville de Paris. Retour sur un projet précurseur de logement social à Paris avec Nicolas Ziesel, co-associé avec Christophe Ouhayoun de l’agence KOZ.

L’extérieur du bâtiment a été fait pour respecter l’harmonie de cette impasse parisienne. Au cœur de cette rue faite de petits immeubles de deux étages, les deux architectes ont construit un bâtiment assez important avec une façade beaucoup plus longue que les autres en privilégiant des cassures d’échelle. A l’origine, les espaces à construire et à re-construire sont dans un état désastreux. Seul un arbre trônant fièrement dans la cour est conservé. « Notre projet initial était de tout concentrer autour de cette cour afin de retrouver des vraies qualités de voisinage mais aussi de conserver une ouverture sur la rue, pour offrir des espaces semi-public aux habitants », explique Nicolas Ziesel. Idéalement, KOZ aurait souhaité laisser ouvert cet îlot, sans grille, mais les usagers imposent une délimitation.

Les espaces intérieurs ont été volontairement inversés. « Traditionnellement, les chambres sont sur cour et le séjour sur rue, précise l’architecte. Ce renversement des espaces intérieurs participe aux fondamentaux du projet, à savoir que la cour soit au cœur de la communauté des habitants ».

La volonté de KOZ était d’offrir un espace commun extérieur dont chacun pourrait profiter, que ce soit par le biais des terrasses ou grâce à de petits jardins privatifs. Ainsi, le local vélo a fait l’objet d’une attention particulière : il a été agrandi, exposé en lumière naturelle de telle façon que l’espace puisse changer d’usage au cours de sa vie, devenant un lieu d’accueil pour une une association de locataires ou encore un atelier.

Un an et demi après la livraison, il semble que les habitants n’aient pas réussi à s’approprier véritablement ces espaces. « S’il n’y a pas de médiation et un accompagnement très fort, cela prend du temps car les gens n’ont pas choisi d’être là, constate Nicolas Ziesel. Lorsqu’il y aura de nouveaux habitants, les choses bougeront très certainement. »

Utilisation d’une matériau rare à Paris : le bois

Crédit: S.Lucas

Crédit: S.Lucas

Les logements déjà existants ont été réhabilités et mis aux normes, atteignant le niveau « plan climat de Paris » soumis à la RT 2000, tandis que ceux côté impasse atteignent des performances THPE RT 2005. Pour les architectes, « il y a eu énormément de travail en amont pour faire coïncider d’une part les objectifs de développement durable de la SIEMP, qui avait entamé sa charte de développement durable, et d’autre part la procédure “habitat et environnement” encore à ses balbutiements. »

Le point fort du projet a été la construction sèche et l’utilisation du bois, matériau encore peu courant à Paris et une première pour la SIEMP. Les façades en bois permettent une isolation extérieure en continu afin d’améliorer au maximum les performances énergétiques des logements. Des panneaux solaires ont été installés pour alimenter l’eau chaude sanitaire. Un système de récupération de l’eau de pluie a été mis en place pour l’arrosage des espaces verts. Enfin, un travail approfondi a été réalisé pour limiter la consommation d’électricité dans les parties communes, notamment grâce à un escalier éclairé par une lumière naturelle afin d’éviter le plus possible que les résidents utilisent l’ascenseur.

Livré en 2007, ce projet s’est opéré non sans quelques difficultés. L’idée primaire a été de construite entièrement en bois (murs, planchers..) mais pour des raisons réglementaires, notamment d’acoustique entre les appartements, un squelette en béton a été privilégié pour les bâtiments neufs. Enfin, « la principale difficulté fut la mise au point des panneaux solaires. Il a fallu faire fonctionner une production d’eau chaude solaire collective alors que chaque appartement à sa propre chaudière à ga

Une agence, une approche du développement durable

La villa de l’Astrolarbre illustre une conception de l’habitat qui propose d ’offrir les qualités d’un logement individuel dans du collectif. L’opportunité offerte par le jardin intérieur a contribué à travailler dans ce sens. Cette approche se donne aussi à voir dans les coursives extérieures, l’organisation des logements avec des terrasses en prolongement mais aussi l’éclairage des salles de bains avec une lumière naturelle : « pour nous, quand on a de la lumière et qu’on peut ouvrir sa fenêtre, on commence à être dans une maison, explique Nicolas Ziesel. » Aussi ce projet illustre-t-il pour Koz l’une des évolutions possibles du logement social, à savoir un habitant dont les occupants sont de plus en plus acteurs et où l’on trouve de vrais espaces communs.

Cette préoccupation pour le vivre ensemble et le développement durable, les deux associés l’ont intégrée progressivement dans leurs projets : tout d’abord avec des maisons individuelles en bois, puis grâce à une série de lectures et de rencontres, qui leur ont permis de s’interroger sur la HQE et la construction écologique. Fort de cette recherche, KOZ travaille au sein d’un collectif de 4 agences au nom un brin utopiste : Plan 01 ( L’atelier du pont, BP Architecture et Philéas Architecture). Cette structure a vocation à repenser l’architecture, à réfléchir à de nouveaux usages. Un autre collectif appelé « French Touch » a été crée à partir de Plan 01 et d’autres architectes de leur génération afin de favoriser les rencontres. Enfin, les membres du collectif ont mis en place « un micro » bureau d’études destiné à intégrer en interne toutes les recherches environnementales (simulation thermique, simulation d’ensoleillement, utilisation d’énergies renouvelables).

Cette réalisation a été sélectionnée par la Cité de l’architecture et du patrimoine dans le cadre de l’exposition “Habiter écologique“.

Déborah Antoinat

Publié le 10 octobre 2009 sur Ecofaubourgs

Catégories : Habitat éco-responsable/ Développement durable
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Un écoquartier à Paris : la ZAC Pajol

septembre 29, 2009 · Laisser un commentaire

Les toits de la future centrale solaire photovoltaique de pajol-copyright-infographie-le carpentier

Les toits de la future centrale solaire photovoltaique de pajol-copyright-infographie-le carpentier

Le quartier de La chapelle dans le 18ème arrondissement de Paris se prépare à vivre une importante modification de son paysage à l’horizon 2013. La zone d’aménagement concerté Pajol s’étendra sur une surface totale de 3 hectares et proposera de nombreux équipements : un collège de 600 élèves, un I.U.T de 500 étudiants, une bibliothèque de 30.000 livres, une auberge de jeunesse de 330 lits, un pôle d’activité de 5000 m2 et 9000 m2 d’espaces verts. Avec une partie en réhabilitation et une partie en neuf,  chaque bâtiment a été pensé pour s’inscrire dans une forte démarche éco-responsable.  Présentation des points environnementaux clés du projet.

L’accent sur le solaire

L’ensemble du projet répond aux exigences du plan climat de la ville de Paris (consommation maximale de 50 kwh/m²/an dans le logement neuf ) et offre une démarche HQE (haute Qualité environnementale) systématique. Il va plus loin que l’actuelle réglementation en cours, la RT 2005, en proposant des bâtiments THPE (très haute performance énergétique) ou à énergie positive. 3 800 m² de panneaux solaires photovoltaïques  et 300 m² de panneaux solaires thermiques ont été installés. De cette façon, Pajol est la plus grande opération solaire de centre-ville de France.

La gestion des eaux et des déchets

Vue de l’auberge de jeunesse de Pajol Copyright agence JAP

Vue de l’auberge de jeunesse de Pajol Copyright agence JAP

Deux toitures végétalisées ont été installées ( sur le collège et sur le pôle d’activité) afin de traiter et/ou stocker les eaux pluviales et de les réutiliser pour l’arrosage des jardins. Un système qui vise à limiter les rejets à l’égout.

Au niveau des déchets, l’objectif est également de réduire les nuisances, de minimiser les déchets produits par les chantiers de la Zac, de les trier et les recycler au maximum.

Espaces verts et biodiversité

Près d’un hectare de jardins et d’espaces verts a été aménagé (extérieur et couvert sous la nef de la halle), dans un quartier qui en était relativement dépourvu. L’objectif est de réintroduire de nouvelles espèces végétales pour créer un écosystème riche dans le quartier. Un jardin partagé est également prévu, dont la gestion sera certainement prise en charge par une association de quartier.

Déborah Antoinat

Publié le 29 septembre 2009 sur Ecofaubourgs

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Catégories : Habitat éco-responsable/ Développement durable
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Le premier logement social à énergie positive à Paris

août 3, 2009 · Laisser un commentaire

perspective rueL’ambition d’accroitre la performance énergétique des bâtiments est de plus en plus présente alors même qu’en France, le secteur résidentiel et tertiaire consomme 46% de la consommation de l’énergie finale nationale (Source: AMOES). Un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme (énergie positive) est aujourd’hui un projet environnemental concret. Les maisons passives et à énergie positive sont déjà bien présentes dans le Nord de l’Europe et en Suisse et se développent progressivement en France. A Paris, le premier logement social à énergie positive est prévu pour 2011.  C’est l’agence d’architectes Baudouin et Bergeron qui a été sélectionnée par La RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) pour démontrer la faisabilité technique et économique d’un tel bâtiment. Un projet de grande envergure qui répond  aux exigences du Plan Climat adopté par la Ville de Paris, lequel prévoit un seuil de consommation maximale de 50 kwh/m²/an dans le logement neuf.

Typologie et aspects architecturaux

L'immeuble côté jardinL’immeuble côté jardin

Situés rue Guénot dans le 11ème arrondissement à Paris, les dix-sept logements familiaux sociaux, principalement des 4 pièces, sont répartis sur les 6 niveaux du bâtiment. La rue étant calme, les chambres donnent sur la façade Est, ensoleillée le matin ; sur le jardin, la façade Ouest est éclairée l’après midi et accueille les séjours et studios mono-orientés, ainsi que leur prolongements extérieurs en terrasse. La façade du jardin offre une végétation grimpante. L’architecture du bâtiment propose une touche de modernité tout en restant proche de son contexte immédiat.

Aspects techniques

La démarche environnementale a privilégié une compacité maximale du bâtiment afin de limiter toute déperdition d’énergie. Des panneaux solaires photovoltaïques assurent la production énergétique du programme. Le chauffage et l’eau chaude sanitaire sont alimentés via une mini chaufferie au gaz à condensation, le  pré-chauffage fonctionne avec les capteurs solaires thermiques en toiture. Le renouvellement de l’air est réalisé via une ventilation mécanique contrôlée en simple flux avec des ventilateurs basse consommation.
Cet ensemble précisément calibré est nécessaire et suffisant pour compenser les besoins en énergie primaire du bâtiment. La performance demandée est au rendez-vous, avec une consommation totale de 39.2 kWh ep/ m2/an  (Plan Climat Paris : 50 kWh ep / m2/an).

Trois questions à Laurence Baudoin, architecte

Cofondatrice avec  Hélène Bergeron de l’agence Baudoin-Bergeron, Laurence Baudoin a conçu ce qui sera le premier immeuble à énergie positive parisien. Les Ecofaubourgs l’ont interrogée sur ce projet ambitieux…

EF/ Quelles énergies renouvelables avez -vous favorisées ? Dans quelles proportions ?

LB/ La production d’énergie est assurée par 187 m² de panneaux solaires photovoltaïques inclinés à 10%. Cette installation produit dans l’année 54 675 kWh ep / an, soit une production un peu supérieure à l’énergie dépensée sous le toit. La surface de toiture étant relativement faible et l’ensoleillement peu intense en région parisienne, nous avons privilégié une enveloppe du bâtiment particulièrement performante. La façade bois, l’isolant, le triple vitrage ont été mis en place dans ce but. Le bâtiment est très compact avec des saillies non habitées, et cette compacité maximale évite toute déperdition. Par ce biais, l’énergie primaire (chauffage et électricité) est assurée par les panneaux et la chaudière bois à condensation (eau chaude solaire en complément de la chaudière gaz). La ventilation est en simple flux.

EF/ Quel est le pourcentage du surcoût de ce type de bâtiment par rapport à un bâtiment plus « traditionnel » ? Selon vous, quels autres freins existent aujourd’hui au développement des bâtiments à énergie positive ?

LB/ Le surcoût est d’environ 20% par rapport à une opération plus “standard”. Ce pourcentage ne peut être très précis car il dépend des prescriptions techniques retenues. Je pense qu’aujourd’hui le coût financier reste l’obstacle principal au développement de ce type de bâtiment, notamment en région parisienne où la forte densité du tissu urbain reste assez contraignante. Les investisseurs rentrent par la suite dans leurs frais grâce aux économies d’énergie mais cela demande du temps.

EF / Quelles étaient les conditions préalables posées par ce concours ? Selon vous, pourquoi et comment avez-vous fait la différence par rapport aux 6 équipes pré-sélectionnées ?

LB/ L’objectif principal était d’atteindre un bilan d’énergie positive pour un ensemble d’une vingtaine de logements sur 1500 m2 avec un budget de 3,3 millions d’euros. La sélection s’est opérée sur plusieurs critères. Tout d’abord par le choix architectural que nous avons proposé. L’insertion urbaine, la qualité du fonctionnement, la qualité spatiale intérieure (les grands logements sont traversants avec des terrasses à l’ouest) ont plu aux jurés. Les parties communes sont agréables, l’escalier est éclairé afin que les habitants n’aient plus envie de prendre l’ascenseur. De plus, les choix techniques ont été appréciés car nous avons privilégié des matériaux simples (chaudière à gaz, un système de ventilation en simple flux). C’était rassurant pour le maître d’ouvrage qui n’était pas inquiété par une technologie trop poussée qui aurait demandé un entretien complexe. L’objectif était très ambitieux, le thermicien, BET Thermique, a joué un rôle très important. Ce fut un vrai travail d’équipe.

Propos recueillis par Déborah Antoinat

Dossier publié sur Ecofaubourgs le 30 juillet 2009

Déborah Antoinat

Catégories : Habitat éco-responsable/ Développement durable
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Exposition : vers de nouveaux logements sociaux

août 2, 2009 · Laisser un commentaire

La Cité de l’architecture présente jusqu’au 1er juillet 2010 une exposition sur le logement social, enjeu de l’urbanisme contemporain majeur et complexe. Face à une forte demande, quelle est aujourd’hui l’offre architecturale dans ce secteur? Petit tour d’horizon de quelques projets phares…

Depuis le début  du XXème siècle, le logement social a tenu lieu de « laboratoire » pour offrir de nouvelles perspectives. Aujourd’hui, de nombreuses alternatives sont proposées avec pour mots d’ordre de donner au collectif les qualités de l’individuel, redonner de la dignité au logement et bâtir la ville durable de demain. Ces ambitions restent complexes à mettre en œuvre étant donné le prix du foncier et les nombreuses réglementations qui brident la conception.

Reste que le secteur du logement social semble bien protégé des contrecoups de la crise grâce notamment aux aides apportées par l’Etat et par les collectivités locales.  La loi SRU ( Solidarité et renouvellement urbain) votée en 2000 fixe à 20% le seuil minimal de logements sociaux à atteindre en 2020 dans chaque commune. Enfin, la loi ENL de 2006 (Engagement National pour le Logement) a financé 120 000 logements supplémentaires par an jusqu’en 2009 (un chiffre qui pourrait être dépassé).

Seize projets français sont mis en avant pour l’événement. Ils sont autant d’illustrations de la possibilité de réaliser une architecture de qualité en période de relance de programmes pour le logement social.  Des architectures originales, de nombreuses ouvertures vers l’extérieur, une nouvelle approche des espaces privés et publics, un compromis entre normes environnementales et réalités économiques, voilà ce qui définit la nouvelle offre du logement social. Les Ecofaubourgs ont sélectionné quelques projets.

Pignon sur rue. Paris

Maîtrise d'ouvrage : SIEMP / Programme : 7 logements PLUS et PLAI - © Romain Meffre et Yves Marchand

Maîtrise d'ouvrage : SIEMP / Programme : 7 logements PLUS et PLAI - © Romain Meffre et Yves Marchand

Dans le cas de cet immeuble de la rue de Turenne dans le Marais, l’architecture du XVIIIe s’associe parfaitement à l’architecture contemporaine. Les appartements existants n’ouvraient que sur la rue Saint-Antoine au sud et sur deux petits puits de lumière en cœur d’îlot. En perçant le mur pignon de grandes fenêtres, les architectes Chartier-Corbasson ont fait pivoter l’organisation de 90° et agrandi l’espace par un réseau de balcons et de coursives, distribué par un nouvel escalier et un ascenseur.  La maille métallique offre une nouvelle identité au bâtiment.  La volonté des architectes était marquée par l’importance de pouvoir accéder à son logement par l’extérieur, offrant ainsi le même confort que dans un habitat individuel.

Bienfaits de serre. Nantes

Maîtrise d'ouvrage : OPAC 44 / Programme : 36 logements sociaux - © Tétrarc

Maîtrise d'ouvrage : OPAC 44 / Programme : 36 logements sociaux - © Tétrarc

Classé en Zone Urbaine sensible (ZUS), le quartier « Les Dervaillières » au nord-ouest de Nantes fait l’objet d’une restructuration massive de son habitat 1960-1970. Le bâtiment construit par l’agence Tétrac remplacera la barre Mignard et propose de réactiver l’innovation qui a longtemps caractérisé le logement social. En lieu et place de la barre, 11 maisonnées de 6 niveaux sont accolées et dressées sur pilotis. Les logements ouvrent côté est sur des jardins privatifs, qui rappellent les jardins ouvriers. Une grande partie des logements ouvre sur des serres et tous sont déservis par plusieurs accès : ascenseurs, escalier et une passerelle extérieure en bois, haute sur pattes. Une approche bioclimatique a été privilégiée dans ce projet. Pour les architectes, il était « important que les habitants se disent : c’est ma maison! ».

Respiration. Rennes

Maîtrise d'ouvrage : SNI Grand Ouest / Programme : 78 logements - © Iwan Burgaud et Philippe Gazeau Architecte

Maîtrise d'ouvrage : SNI Grand Ouest / Programme : 78 logements - © Iwan Burgaud et Philippe Gazeau Architecte

Sur un ancien site de l’armée, Philippe Gazeau a choisi une réinterprétation de la modernité en associant 2 tours à des logements bas donnant sur des jardins.  Les deux tours minimisent les ouvertures au nord et les multiplient au sud où elles donnent sur des loggias en saillis, colorées de teintes acidulées. L’ensemble joue sur le contraste de hauteurs des tours et tente de s’adapter aux contraintes du site. Au nord et à l’est, il se protège de deux axes importants et de la voie de chemins de fer en conservant et prolongeant un mur de schiste pour contenir le bruit des circulations. A l’ouest, il s’ouvre sur un terrain de sport transformé en parc.

Modes de vie. Bordeaux

Maîtrise d'ouvrage : Office HLM Domofrance / 21 maisons individuelles - © Antoine Guilhem-Ducléon

Maîtrise d'ouvrage : Office HLM Domofrance / 21 maisons individuelles - © Antoine Guilhem-Ducléon

Construites sur un terrain inondable, les 21 petites maisons ont été édifiées sur pilotis. L’enjeu était ici de concilier habitat individuel et forte densité. « Aux Diversités », Raphaëlle Hondelatte et Mathieu Laporte ont dessiné un front de petits bâtiments en arc de cercle au croisement des rues, quelques magasins et bureaux au rez-de-chaussée et les logements au-dessus. Ici, l’agencement traditionnel a été inversé : l’entrée se fait par les chambres qui se situent au 1er niveau, le salon au est au 2e et le dernier étage comprend la cuisine et une terrasse de 22m2. Ce dispositif a été privilégié pour favoriser l’autonomie des habitants, qui ne sont plus obligés d’aller dans l’espace commun. L’inversion des espaces jour/nuit est également pensée pour s’adapter à l’intensité naturelle de la lumière. La question de la densité a été gérée en maîtrisant les vis-à-vis grâce à une orientation étudiée des différentes ouvertures des  façades.

Enveloppé, protégé. Grenoble

 Maîtrise d'ouvrage : OPAC 38/Dauphilogis / Programme : 69 logements - © Edouard François

Maîtrise d'ouvrage : OPAC 38/Dauphilogis / Programme : 69 logements - © Edouard François

Le nom donné par l’architecte Édouard François à ce bâtiment est Skin Wall( peau de mur) et exprime l’une des composantes majeures du projet. Il s’agit d’une membrane posée comme un drap sur cet immeuble qu’elle isole par l’extérieur. Chacun se couvre pour sortir ? Cet immeuble fait de même…Il se protège avec un isolant classique puis s’habille avec cette bâche imperméable, légère, recyclable. Une installation qui devrait permettre des économies d’énergie et des charges moindres pour les usagers.  De plus, Skin Wall respecte les 14 points de la Haute Qualité Environnementale. Les espaces collectifs déclinent des coursives en bois en façade, se poursuivent en passerelles privatives et jardins individuels sur le toit. De plus, tous traversants, les appartements sont orientés est-ouest ou nord-sud.

Terrasses en ville. Stéphane Maupin

Maîtrise d'ouvrage : Paris Habitat / Programme : 20 logements - © Fantastic Stéphane Maupin

Maîtrise d'ouvrage : Paris Habitat / Programme : 20 logements - © Fantastic Stéphane Maupin

Ce projet fait partie des 9 immeubles de 20 logements chacun (140 en locatif, 40 en accession) à construire rue Rebière à Paris et se situe entre le cimetière des Batignoles et une façade aveugle. Pour répondre aux contraintes (HQE, RT 2005, ..) et aux réalités du site, le projet de Stéphane Maupin et de Nicolas Hugon propose  un immeuble comme replié sur lui-même, un immeuble où la toiture fait place à deux pentes face à face transformées en terrasses. Une large surface extérieure est laissée aux habitants, pour un vrai confort d’utilisation. Entre immeuble classique et lotissement, l’opération propose de tenter une autre voie : «réapprendre le « vivre ensemble » en repensant les notions d’espace privé et d’espace collectif.

Hautes sur pattes. Bayonne

 Maîtrise d'ouvrage : OPHLM de Bayonne / Programme : 39 logements - © Vincent Monthiers

Maîtrise d'ouvrage : OPHLM de Bayonne / Programme : 39 logements - © Vincent Monthiers

Voici un projet hors du commun qui fait écho aux rêves d’enfance de cabanes dans les arbres. Les 39 maisons en bois font comme un village en bordure d’une petite forêt. Les habitations sont construites sur un terrain pentu.  Les unes sont construites sur une simple semelle de béton, les autres sont montées sur pattes. Les maisons sont livrées en kit,  panneaux rétifiés et  cadres structurels, et sont assemblés sur le chantier. Cette standardisation n’empêche pas pour autant la forte identité du site : bois des landes jamais identique, décalage de hauteurs entre les maisons. L’intérieur, modeste, a été pensé en fonction du confort et de l’intimité des habitants.

Déborah Antoinat

Informations pratiques:

Cité de l’architecture et du patrimoine

Palais de Chaillot – 1 place du Trocadéro

Paris 16e (métro Trocadéro)

Ouverture tous les jours de 11h à 19h nocturne le jeudi jusqu’à 21h

fermeture le mardi

Plus d’information

sur www.citechaillot.fr

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Exposition « Habiter écologique » :Rétrospective de l’habitat durable

juillet 6, 2009 · Laisser un commentaire

« Aujourd’hui, l’homme habite technologiquement cette Terre, incontestablement…mais est-ce encore habiter? », s’interroge Michel Puech en 2008 dans son livre Homo sapiens Technologicus. On retrouve cette citation sur le tableau synoptique qui ouvre l’exposition « Habiter écologique » de la Cité de l’architecture & du patrimoine.  Une exposition riche et documentée qui tente d’éclairer sur les architectures possibles pour une ville durable . L’approche se veut « holistique » c’est à dire globale et pluridisciplinaire, fondée sur de multiples critères tissant des liens entre l’écologie, l’économie, le social et la culture.

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Article publié le 3 juillet sur Ecofaubourgs.com

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Portrait de Philippe Rham: l’architecture conceptuelle

mai 16, 2009 · Laisser un commentaire

rahmphotovueglobale2Après avoir passé deux ans dans un bureau d’architecture, il ouvre sa propre agence en Suisse en collaboration avec Jean-Gilles Décosterd . Il travaille notamment sur l’érosion et l’oxydation des bâtiments. En 1997, il conçoit une maison qui se détruirait au bout de 100 ans et dont les ruines composées de matières spécifiques pourraient ré-alimenter le sol. De 1998 à 2003, il travaille seul et se concentre sur les liens entre la matière et l’architecture. Sa réflexion se porte sur l’air et la lumière et son influence sur le corps. En 2002, il représente la Suisse lors de la biennale de Venise avec son projet « Hormonorium », un lieu dans lequel le taux d’oxygène et le climat peuvent être modifiés à dessein d’influencer l’espace et le corps. Philippe Rham parle ici de « chimie de l’architecture ». Lire la suite
Déborah Antoinat

Publié sur les Ecofaubourgs le 12 mai 2009

Catégories : Habitat éco-responsable/ Développement durable · Portrait
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Portrait : l’agence SOA

mars 18, 2009 · Laisser un commentaire

Crédit photo: Atelier SOA

Crédit photo: Atelier SOA

L’agence d’architecture de Pierre Sartoux et d’Augustin Rosensthiel, SOA Architectes, existe depuis 2001. A ce moment là, les deux comparses sont encore étudiants. Diplômés en 2003, ils commencent leur carrière par de la sous-traitance et la réalisation de maisons pour les particuliers. Ils se dirigent ensuite vers de plus amples projets pour les marchés publics. Lire la suite

Portrait publié le 18 mars 2009 sur Ecofaubourgs.

Déborah Antoinat

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La «Promenade» selon Richard Serra au Grand Palais

juin 14, 2008 · Laisser un commentaire

Déborah Antoinat

Crédit photo: Déborah Antoinat

Seul, en couple, entre amis ou en groupe, la «Promenade» de Richard Serra au Grand Palais est une expérience sensorielle que chacun vivra différemment. On erre, on scrute, on contemple, on touche l’acier brut, on lève les yeux au ciel pour suivre les lignes de ces plaques monumentales. On cherche de nouveaux angles de contemplation, au grès des pas. Dans ce vaste volume, les hommes sont minuscules et l’atmosphère environnante résonne dans une sorte de faux-silence.

Une œuvre qui existe dans le mouvement…

L’exposition d’architecture de l’artiste américain propose une œuvre de la «verticalité» composée de 5 longs rectangles d’acier de 17 m de hauteur dressés vers le ciel et légèrement inclinés. Pesant chacune 75 tonnes, les plaques sont alignées dans la longueur de la nef du splendide Grand Palais. La sculpture s’appréhende dans le mouvement, dans l’action. Elle n’existe réellement que dans le mouvement. Au fil de la promenade, une plaque seule ou plusieurs sont visibles d’un seul coup d’œil.

…dans un lieu exceptionnel

Le matériau brut de l’acier structure l’espace impressionnant de la nef du Grand Palais. C’est parce qu’elle est se situe dans ce monument de verre et d’acier, qu’elle prend cette dimension. Etre à l’échelle du lieu a été un défi pour l’artiste, connu pour ses œuvres gigantesques. Cette exposition s’inscrit dans le thème «Monumenta» du Grand Palais. L’année dernière, c’est Anselm Kiefer qui avait investi les lieux. L’année 2009 consacrera dans ce cadre l’artiste Christian Boltanski.

===Informations pratiques===//

  • Jusqu’au 15 juin (il reste deux jours!)
  • Grand Palais, Avenue Winston Churchill 75008 Paris
  • Ouvert de 10h à 23heures

Pour en savoir plus, cliquez ici !

Publié le 12 juin 2008 sur www.obiwi.fr

Déborah Antoinat

Crédit photo: Déborah Antoinat

Catégories : Culture
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